- Un goût d'entreprendre partagé et un socle de valeurs communes
- Un contexte et un climat bien meilleurs aux USA !
- Des désirs d'embauches similaires, mais des réalités différentes
FIDUCIAL et l'IFOP présentent les résultats d'une enquête croisée auprès de patrons de TPE américains et français afin de mettre en avant ce qui les rapproche et les différencie dans leur quotidien, leurs valeurs, leur conception de l'entreprise et du métier de dirigeant.
Un goût d'entreprendre partagé
De part et d'autre de l'Atlantique, les 2 populations interrogées revendiquent leur goût d'entreprendre : 92% des Américains et 86% des Français (même si seulement 54% des patrons français, contre 92% des patrons américains, considèrent que leurs compatriotes ont l'esprit d'entreprise).
Les patrons français se lancent dans l'aventure de la création d'entreprise pour satisfaire un besoin d'indépendance (35% contre 26% pour les Américains) et se réaliser (23% contre 10% pour les Américains). Vient ensuite, dans la liste des motivations, le fait de gagner sa vie, à égalité des 2 côtés de l'Atlantique (avec 21% en France et 22% aux Etats-Unis).
Les patrons américains mettent également en avant la possibilité de gagner plus d'argent (17% contre 4% en France).
En France, les entrepreneurs se définissent d'abord comme indépendants, autodidactes (55% contre 40% d'Américains) et chef d'entreprise (21% contre 9%), tandis qu'aux Etats-Unis, les dimensions de manager et de leader sont plus répandues (26% contre 6%).
Un socle de valeurs communes
Les patrons des 2 pays partagent cependant une valeur : le sens de l'effort qu'ils considèrent comme l'atout indispensable pour diriger une entreprise (73% des dirigeants français, 63% des dirigeants américains).
Un engagement qui se traduit dans les horaires de travail : bien que les congés du chef d'entreprise soient plus élevés en France qu'aux Etats-Unis (en moyenne 19 jours/an contre 11), la durée moyenne du temps de travail hebdomadaire y est plus élevée (54 heures/semaine contre 52). Selon ces estimations, les chefs d'entreprise des 2 pays travailleraient en moyenne 2 600 heures par an, soit 950 heures de plus que le salarié français aux 35 heures.
Comme autres atouts pour diriger, les Français mettent en exergue l'expérience et la compétence ou le relationnel et le commercial (56% contre 28%) quand les patrons américains insistent plus sur la capacité à manager et le goût du risque (48% contre 22%). Les moyens financiers ne sont cités que par 10% des Français et 12% des Américains.
Une vie plus facile pour les entrepreneurs aux USA
Les responsabilités et les tracas de la vie de dirigeant semblent moins ressentis aux Etats-Unis : 57% des Français trouvent qu'une entreprise représente beaucoup de tracas, contre 28% aux Etats-Unis.
Une majorité de dirigeants américains considère qu'il est plutôt aisé d'innover sur de nouveaux produits ou nouveaux services (55% contre 37% pour les patrons français), d'obtenir des crédits bancaires (51% contre 27%), ou de développer sa clientèle ou ses marchés (50% contre 35%). Ce sentiment de facilité s'estompe lorsqu'il s'agit de gérer ou motiver son personnel (47% des patrons américains trouvent cela plutôt facile), d'embaucher du personnel (39%) et de bien gagner sa vie (44%). Pour chacun des ces 3 derniers items, les patrons français ne sont que 32%, 23% et 12% à trouver cela plutôt simple.
Fiscalité et emploi : presque les mêmes problèmes aux Etats-Unis
Le jugement sur le système de fiscalité est, quant à lui, négatif des 2 côtés de l'Atlantique : 94% des patrons français le trouvent trop complexe (contre 81% aux Etats-Unis) et 93% pénalisant pour le développement de leur entreprise (contre 79%).
En terme d'attente en matière d'emploi, les dirigeants d'entreprises français et américains se rejoignent également. 54% des patrons hexagonaux souhaitent stabiliser leurs effectifs (contre 53% aux Etats-Unis) dont 27% le justifient par des charges trop importantes sur les salaires (contre 5% aux Etats-Unis).
Si l'optimisme à moyen terme des patrons est majoritaire en France et aux Etats-Unis, il est plus élevé chez les chefs d'entreprise américains (76% contre 53% sur le climat général, 85% contre 69% sur leur activité).
De plus, le taux de croissance de leur activité prévu pour les 2 prochaines années par les patrons américains est quasiment le double du taux espéré par les Français (4,5% contre 2,3% l'an).
Cependant, les souhaits d'embauches entre patrons de TPE français et américains sont presque équivalents (37% en France contre 43% aux USA sur les 2 prochaines années).
L'enquête a été réalisée par téléphone auprès d'un échantillon représentatif de 500 dirigeants français de TPE de 0 à 19 salariés du 26 juin au 10 juillet 2006 en France, et de 1000 dirigeants de TPE de 0 à 19 salariés du 12 au 28 juillet 2006 aux Etats-Unis (échantillon redressé selon les données INSEE pour les résultats français et selon les données statistiques américaines pour l'échantillon américain).
Contacts Presse : Press & Vous – Jacky ISABELLO – Valérie BAUER
Tel. : 01.44.37.00.19 Fax : 01.40.59.84.18 Email fiducial@press-et-vous.fr
Depuis 2000, la Semaine Ecole-Entreprise, une opération menée conjointement par le MEDEF et l'Education nationale, multiplie les rencontres pour établir et renforcer le dialogue entre le monde économique et le monde de l'éducation mais aussi initier les jeunes à l'esprit d'entreprendre et leur donner un atout complémentaire pour décider de leur orientation.
128 000 élèves, 15 900 enseignants et 9 800 dirigeants d'entreprise ont participé à l'édition 2005.
Initialement programmées sur une semaine, les opérations (visites d'entreprises, de chantiers, témoignages d'entrepreneurs, de salariés, stages d'enseignants en entreprise, débats, colloques) menées dans le cadre de la Semaine Ecole–Entreprise se déroulent désormais par centaine tout au long de l'année, au gré des initiatives des partenaires sur l'ensemble de la France. Cependant, une semaine "focus" valorise au mois de novembre les actions les plus marquantes, encourage les partages d'expériences.
Pour l'édition 2006, les partenaires de l'opération ont réalisé une mallette numérique à l'intention de tous les participants : élève, enseignant, parent d'élève et chef d'entreprise. Elle contient des outils et des guides pour :
- améliorer la connaissance réciproque entre chefs d'entreprise et les équipes pédagogiques,
- aider à une meilleure connaissance de la réalité des entreprises,
- des différents métiers exercés et des cursus de formation qui y conduisent,
- développer le goût d'entreprendre des élèves
- et diffuser l'esprit d'entreprise.
A noter également la participation du Centre des Jeunes Dirigeants (CJD) et de l'Association Jeunesse et Entreprises (AJE).
"100 000 Entrepreneurs" est une initiative du Club Horizons, regroupant une centaine de décideurs du secteur privé et public. "100 000 Entrepreneurs" organise des témoignages de chefs d’entreprise et de responsables associatifs dans les collèges, les lycées et l’enseignement supérieur en France. Avec un objectif simple : "redonner aux jeunes générations confiance en l’avenir, réhabiliter l’entreprise par la voix des entrepreneurs et développer, à la source, la culture d’entreprendre".
A ne pas manquer sur le site, le guide d'intervention proposé aux entrepreneurs afin de préparer au mieux leur témoignage. Et pour vous donner une idée, vous pouvez visionner la vidéo de la première intervention menée par Philippe HAYAT (professeur à l'ESSEC, auteur du récent ouvrage "L'entreprise, un acteur clé de la société" - Editions Autrement) et de Pierre KOSCIUSKO-MORIZET le 7 novembre dernier au Collège Utrillo (Paris - 18e arrondissement).
